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LE PROJET ART & APPRENTISSAGE

Le projet Erasmus+ «Art & Apprentissage» est arrivé à son aboutissement en août 2019. L’occasion de faire le point et de capitaliser l’expérience. Nous avons à cœur de laisser un maximum de «traces» utiles pour les nombreuses personnes qui, comme nous, allient le bien-être des élèves à la qualité de leurs apprentissages. Les Arts y ont toute leur place, et la musique en particulier!
Déjà, nous remercions les très nombreux participants à ce projet de trois années, riche en apprentissage (hé oui!) et en rebondissements!


Rendez-vous sur le site aaerasmus.educart.be pour y retrouver tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le projet et les outils.

Une petite rétrospection...

 

2017-2019

Toutes les ressources et contacts

Tout le projet rassemblé sur une seule plateforme : ressources, informations, vidéos, et bien plus encore ! Disponible en français et en espagnol

Découvrez des activités musicales illustrées en vidéo et des conférences passionnantes sur le projet mais aussi l'éducation et l'art en général !

Contexte

Pour rappel, ce projet, coordonné par l’asbl Éduc’Art, est né d’un double constat : dans l’enseignement public, nous retrouvons trop d’élèves en échec scolaire (et en souffrance) alors que… les neurosciences nous montrent l’impact positif de l’artistique – la musique en particulier – sur les apprentissages. Cette même situation se retrouve dans les trois pays concernés par le projet : la Belgique, la France, l’Espagne.

Depuis 2008, en collaboration avec des enseignants, graphothérapeutes, logopèdes, neuro-psychologues, Éduc’Art propose des formations destinées aux enseignants et aux professionnels concernés par les troubles de l’apprentissage. Ces formations s’appuient sur des valeurs humanistes, une attitude bienveillante et ludique et des connaissances actualisées en neuroscience et en pédagogie. Dans ce cadre, les activités artistiques se révèlent pleines de sens.


En 2013, à l’initiative d’Éduc’Art, la « Journée Internationale de l’écriture de l’enfant » a rassemblé un panel multidisciplinaire de professionnels. Cette rencontre généreuse et complémentaire a montré l’intérêt de collaborer pour développer des dispositifs arts / apprentissages à l’école et en consultation. Le projet Erasmus+ de l’Union Européenne invite à proposer des « pratiques innovantes » et nous avons déposé une candidature dans ce sens. Après de nombreuses péripéties administratives, notre projet a été accepté… en partie. C’est ainsi que la musique a pris une place privilégiée mais bien évidemment non exhaustive.

Objectifs

L’objectif du projet « Art & Apprentissage » est de développer une perspective multidisciplinaire de la musique dans l’apprentissage ; de renforcer et formaliser l’intérêt de la musique du point de vue préventif et thérapeutique.

Concrètement...

Ce projet se décline en 3 temps : 3 années scolaires pour arriver ensemble, via une coopération entre Belges (École du Centre à Uccle – Bruxelles, Saint-Michel à Tournai, École communale de Chôdes – Malmédy), Espagnols (Université de Grenade, Collège Mirasur) et Français (Résodys, Melodys), à créer de nouveaux cadres d’apprentissage, construits par des experts, où la singularité de chaque enfant peut trouver sa place, où sérieux rime avec jeu, où l’association des éléments et des acteurs remplace la cloison qui les sépare.

La musique est le fil rouge artistique guidant cette expérience pédagogique et thérapeutique.

La première étape du projet se déroule de septembre 2016 à août 2017 : c’est le moment de l'état des lieux sur les situations dans chacun des pays et la création d’activités musicales ciblées ainsi que les outils d’évaluation. Cette première étape se formalise par une première publication, un documentaire et des outils pratiques pour enseignants et remédiateurs.


La seconde année, de septembre 2017 à août 2018 : c’est l’axe pratique, la mise en application des activités et des évaluations, les rencontres d’échange et des formations.


La troisième étape s’étend de septembre 2018 à août 2019 : elle couronne le projet par des productions intellectuelles, allant des livres, au portfolio, au film et publications diverses, en français et en espagnol. 

Le choix des partenaires

Pour conclure...

En Belgique, le choix s’est porté naturellement sur trois écoles car la priorité d’Éduc’Art est d'apporter les connaissances et outils à tous les enfants. L’école est le lieu dans lequel la musique peut être destinée à la fois à la prévention et à la remédiation. Des formateurs Éduc’Art sont en contact avec chacune des trois écoles partenaires situées dans trois régions très différentes : Bruxelles, Malmédy et Tournai.


En France, suite à la « journée internationale sur l’écriture de l’enfant », nous étions en contact avec le spécialiste du cerveau du musicien et de la dyslexie, Michel Habib. Il a été invité comme partenaire avec les deux associations qu’il préside : Résodys et Melodys, l’une proposant des formations et évènements dans le monde médical, l’autre l’application d’activités cognitivo-musicales pour les enfants dyslexiques.


En Espagne, José Antonio Quiles est directeur de la faculté de musicologie et particulièrement engagé dans la lutte pour la sauvegarde du cours de musique à l’école. Son expérience de professeur à Berlin comme à Grenade et son engagement personnel à travers des structures européennes apportent une expertise politique et institutionnelle.


À Madrid, nous avons eu l’occasion de rencontrer les responsables pédagogiques du Colegio Mirasur, un collège privé particulièrement à la pointe des nouveautés pédagogiques. En sa qualité de centre de compétences, il organise régulièrement des évènements importants sur le plan pédagogique. Nous comptons sur leur engagement quant à la diffusion plus large des conclusions du projet.

Toute la connaissance est là. L’expérience aussi. Et pourtant, des mentalités étriquées imposent encore aujourd’hui à nos enfants des cadres restreints d’apprentissage. Faire de la musique à l'école, c'est prendre du temps pour libérer « le beau » qui est en nous grâce et avec les autres. C’est une expérience de vie, humaine. C’est une réponse éclairée aux troubles de l’apprentissage. C’est aussi un choix quant aux valeurs de l'éducation.

Nous faisons le pari, en 3 ans, à travers des expériences européennes, vécues dans des contextes culturels différents – français, espagnols et belges – d’accomplir un travail utile aux politiques scolaires actuelles et futures, au bénéfice de tous les enfants.

Quelques images en plus !

 

2015

SALON DE L'EDUCATION

De 2012 à 2015, Educ'Art a participé au salon de l'Education.

Vers une (r)évolution de la pédagogie ?

Éduc’Art, "lorsque l'éducation est un art" et Tutti Frutti, école de langues, convergent dans une attitude pédagogique faite de compétence, de sérieux sans se prendre au sérieux, d’ouverture sur le monde, en soi et autour de soi.
Une vision de l’Apprentissage du langage – écrit et oral – originale et profonde.

À l’origine de ces deux projets, deux femmes passionnées, Tatiana et Patricia, fascinées par les enfants et qui considèrent que c’est en les observant, en les écoutant, en jouant, en les respectant qu’on apprend comment «faire» pour les accompagner sur le chemin de « grandir ».

Le développement des deux structures se fait aussi grâce aux autres ; c’est ainsi qu’une équipe d’enseignants participe activement à Tutti Frutti ; Éduc’Art propose aux parents et enseignants des formations complémentaires, avec l’aide d’artistes aux multiples talents.

Cette année 2015, 

  • Loreline nous a introduit aux rythmes et aux sons, passant d’abord par le corps avant d’atteindre la feuille de papier et devenir écriture ;

  • Marta nous a ouvert la porte des « mille langages » pour entrer dans une nouvelle langue : le mime, le dessin, l’expression corporelle ;

  • Gisèle nous a offert une vision historique et contée de « Thanksgiving », tout en créant une dinde très originale ;

  • Julien a partagé ses univers « Stop Motion ! », dessins animés drôles et naïfs, réalisés par les enfants, en néerlandais ;

  • Véronique nous a présenté son jeu tactile pour apprendre à calculer ;

  • Marie-Thérèse nous a fait retrouver les plaisirs de la correspondance avec l’Art Postal ;

  • Poupette, avec son atelier « mini-sciences », s’est adressée aux « enfants-chercheurs », passionnés et curieux ;

  • Anne a proposé d’entrer dans le « geste d’écriture » par les couleurs, les formes et les mouvements ;

  • Rita a abordé le Néerlandais par nos papilles gustatives autour du thème « Nature et Saveurs » ;

  • Leila nous a centré ici et maintenant, à partir de la respiration, du travail de la voix et du chant, nous a invité à ressentir son intériorité pour l’expression de soi.

Au Salon de l'Education

  • Des activités sur le stand, organisées par l’une et l’autre structures, ont été proposées parce qu'Apprendre passe d’abord par l’expérience. Des ateliers de langues, d’art postal, de « rythme des lettres », …

  • Trois conférences interactives ont développé les pratiques de classe et aspirations éducatives ; elles s’adressent aux enseignant(e)s mais aussi aux parents et intervenant(e)s spécialisés ; l’occasion d’un moment de réflexion.

  • Deux livres : « les enjeux de l’Écrire » et « Langues à la carte, Les Enfants d’abord », ouvrages collectifs, reprennent également les fondements des projets et sont  disponibles sur le stand.

Notre objectif

Mieux nous faire connaître et échanger avec d’autres acteurs du monde de l’éducation qui, comme nous, sont conscients d’une déshumanisation de l’éducation mais ouverts à de nouvelles réponses optimistes. Nous avons confiance dans la Vie, dans ce qui avance, dans le futur des enfants.

2012-2014

MATINEES LANGAGE AVEC TUTTI-FRUTTI

2014

2013

2012

 

PREMIÈRE JOURNÉE INTERNATIONALE DE L'ECRITURE DE L'ENFANT

Historique

Au mois de janvier 2012, suite au constat alarmant des trop nombreuses difficultés d’écriture des enfants à l’école, l’idée d’un «colloque» sur le thème émerge dans l’esprit de Tatiana De Barelli, psycho-pédagogue et spécialiste du geste d’écriture. À partir de là, contacts sont pris et un comité d’experts international se met en place avec Claire Campolini, chargée de Mission et ancienne directrice de l’Institut Marie Haps ; Françoise Estienne, logopède et professeur émérite à l’UCL ; Charlotte Marcilhacy, psychologue clinicienne et auteure (France) ; Graziella Pettinati, graphopédagogue canadienne.

Le lieu est essentiel : Damien Huvelle, Directeur de Marie Haps, devient partenaire et propose le cadre tout à fait approprié de la Haute École qui forme les futurs logopèdes et psychomotriciens.

Les intervenants sont alors choisis par les experts en fonction de leur multidisciplinarité et expérience internationale. Bernard Rey, figure de la sociologie de l’éducation; Michel Habib, neurologue pointu acceptent immédiatement de collaborer à ce projet. Les autres intervenants se précisent rapidement.

Le travail de diffusion peut alors commencer. En Belgique et en France surtout, ce sont les psychomotriciens, les psychologues, les logopèdes, les acteurs de l’enseignement, les responsables politiques de l’enseignement qui sont invités. Madame la Ministre de l’Enseignement répond présent.

Résumé du programme et des interventions

Partenaires

Des partenaires, soit financiers soit logistiques, permettent la concrétisation de cette vaste rencontre : un subside est alloué par l’Administration de la Communauté française pour l’organisation de la Journée, la commune de Saint Josse offre les banderoles et affiches, le WBI intervient pour une partie des frais de voyage des intervenants, l’Institut Marie Haps offre l’accès aux locaux, les Éditions De Boeck s’engagent à publier les actes du colloque dans le cadre d’un livre sur le thème; le Salon de l’Éducation et le CECP (organisme de formation) reçoivent plusieurs intervenants à Charleroi.

Evaluation quantitative

Cette Journée a été réellement une réussite au-delà des attentes. L’objectif de cette rencontre était d’inviter un public multidisciplinaire et international à élargir le regard quant à l’apprentissage de l’écriture aux enfants, afin d’améliorer les pratiques individuelles, collectives et surtout scolaires. Les organisateurs, les intervenants et les participants (90 évaluations reçues) sont unamimes dans leur haute appréciation de l’événement, tant au niveau de l’organisation que de la qualité des interventions. L’accueil « belge » a surpris positivement nos invités étrangers qui ont valorisé le travail fait et la convivialité.

Le lien avec le Salon de l’Éducation a été essentiel pour offrir tout cet apport de qualité aux enseignants et éducateurs.

Données quantitatives

120 professionnels de Belgique, France, Québec, et 40 étudiants ont participé.

Presse : des articles ont été publiés dans : Psychologie Magazine, sur le site Yapaka, dans la Libre Belgique, le Soir, RTBF le 19 octobre, JT. de 19 h 30 : un « dossier » sur le sujet a été réalisé et diffusé.

Futur

Cette Journée est d’ores et déjà un véritable tremplin pour les actions futures : formations et animations-classe en écoles, réédition de cette Journée en perspective à Bruxelles, à Lyon, en Suisse et au Québec. L’Aventure de l’Écriture a de l’avenir et c’est tant mieux.

 

DE L'INVENTION DE L’ÉCRITURE A L’ÉCRITURE INVENTÉE

Conférence de Nathalie Douay

Conférence de Tatiana De Barelli

 

La graphothérapie

LES TROUBLES DE L'ECRITURE A L'ECOLE :
Pourquoi et que faire ?

« L’écriture, comprise comme trace vivante et identitaire a sa place dans toute société »

 

Lors du colloque sur « les troubles de l’apprentissage »,en septembre 2014, le CECP et la commune de Sambreville invitaient les enseignants à mieux s’informer sur les origines des «dys» et les actions à mener dans les classes.

Dans les troubles de l’apprentissage, la dysgraphie handicape l’élève tout au long de sa scolarité. Les enjeux de l’acte d’écrire sont dès lors multiples et essentiels.

À deux reprises, Tatiana De Barelli est intervenue pour partager son expérience sur les troubles de l’écriture. Voici un article reprenant le contenu de la présentation.

Situation actuelle

Aux États-unis, une étude menée par Jeanette FARMER, American Handwriting Analysis Foundation, révèle que 30 % des enfants sont dysgraphiques. Lors d’un colloque en janvier 2010, nous avons appris que 2 états ont déjà décidé de ne plus imposer l’apprentissage de l’écriture manuscrite à l’école or 99 % des étudiants de collèges et hautes écoles estiment que la prise de note à la main est très importante. Et chez nous ? Actuellement, bien qu’un enfant sur trois ait des difficultés d’écriture en troisième primaire, aucune méthode d’apprentissage de l’écriture n’est préconisée en Fédération Wallonie-Bruxelles. Bien que les Socles de compétences apportent des balises, le respect de la liberté des méthodes comporte des risques; les points de vue et exigences des enseignants face à l’acte d’écrire étant parfois bien différents.

Laisser sa trace, que ce soit sous forme de graphisme, de dessin, d’écrit formel; que ce soit sur la pierre, sur du parchemin, sur sa main, … est un acte nécessaire et naturel, de tout temps, lié au sacré.

La trace, nécessité humaine

Écrire, c'est bon pour le moral !

L’écriture implique l’attention visuelle, la synchronisation des deux hémisphères cérébraux, ainsi qu’une activité motrice fine. C’est donc une des activités neuromusculaires les plus difficiles.
L’écriture cursive permet le développement des deux hémisphères du cerveau, ce qui entraîne non seulement une facilité dans l’accès au langage et aux habiletés psychomotrices complexes, mais aussi des capacités de mémoire plus profondes. Il est par ailleurs scientifiquement prouvé que la créativité est encouragée par l’écriture manuscrite et que l’acte sensoriel de l’écriture développe les capacités du cerveau et la fluidité du langage.
Que du bonheur !

Écrire, c’est bon pour les apprentissages !

La formation des lettres pour écrire implique plus de séquences exécutives, de réflexion, de mémoire de travail que la frappe d’une lettre par touche du clavier, entraînant par là une stimulation plus grande des neurones et un apprentissage plus intensif.
Virginia BERNINGER, de l’Université de Washington, a d’ailleurs relevé que les enfants de 4 à 6 ans écrivent et mémorisent plus de mots, écrivent plus vite et expriment plus d’idées que les enfants plus âgés, rompus à l’utilisation d’ordinateurs.

Et au quotidien, dans ma classe ?

Selon Tatiana DE BARELLI, les enjeux de l’acte d’écrire en classe sont multiples :

  • Psychologiques: Les dessins et écritures sont projectifs. Ne pas arriver à se projeter symboliquement sur la feuille de papier, angoisse. Ne pas offrir ou respecter l’écrit, c’est nier une expression de l’humanité de l’autre. Offrir des espaces d’écriture intime (un cahier personnel), l’accès à une écriture fluide ouvrent la possibilité d’expression intime (entre moi et moi) et de communication pour l’enfant et / ou le jeune.

  • Pédagogiques : Presque toute évaluation passe par l’écrit.

  • Culturels : En dehors de l’acte formel de l’écriture, une forme de pensée, souvent liée au sacré, accompagne l’écrit.

  • Instrumentaux : Le schéma corporel, la tenue du crayon, la posture, …

Pour s’approprier l’écrit, Tatiana préconise la création d’espaces d’écriture, modulables en fonction de la situation, des classes et de l’âge, du lieu et du moment dans l’année. L’objectif premier étant de créer des liens entre le milieu de vie de l’enfant et l’école.

En maternelle déjà…

L’écriture est un contenant, c’est la forme en mouvement qui « contient » la pensée. Avant d’y arriver le petit enfant va se situer dans des contenants d’autres ordres : l’espace le corps, les supports verticaux, les supports horizontaux, les grandes feuilles, puis les lignes.

Le prénom devient « mot-contenant » écrit de la manière logique au début: en lettres détachées, souvent en miroir. Les repères de gauche (on commence à écrire à gauche de la feuille et en haut de celle-ci) seront bien mis en évidence, permettant à l’enfant de l’acquérir sous forme d’habitude. C’est la combinaison efficace du mouvement et de la forme, avec souplesse et vitesse qui offre un résultat utile, automatisé.

Madame DE BARELLI insiste « pour que toutes ces situations soient vécues comme invitations à l’écrit, elles doivent sécuriser l’enfant, constituant des repères clairs et évolutifs », puis, nous invite à prendre conscience de l’impact psychologique lié à l’écrit, par une mise en situation :

  • Écrivez « Je suis le (la) meilleur(e) » en utilisant sa main dominante.

  • Réalisez ensuite le même exercice avec l’autre main…

  • Quelles sensations ressentez-vous ?

Cet exercice est plus lent, énerve, on ne sait pas trop comment tenir son crayon, sa feuille, … Bref, on est mal à l’aise car on a perdu nos repères… Et on ressent alors physiquement ce qui doit être mis en place pour automatiser le geste d’écriture !

Apprendre à écrire

  • Outre l’importance de la posture, une certaine continuité dans la méthode employée dans chaque classe facilite grandement l’apprentissage. Gardons par ailleurs en mémoire que la lettre cursive, qui permet moins d’interruptions de geste, est d’un accès plus facile, la question du «raccord» lettre-mot posant nettement moins de problèmes.

Comment simplifier cet apprentissage ?

  • Par l’utilisation de repères précis. Mais attention, les « cahiers à trois lignes » offrent un espace réducteur s’ils sont utilisés trop tôt : l’enfant n’arrive pas à installer un mouvement dans un espace si petit. Donc, pour bien faire, il va perfectionner son mouvement et ralentir le geste.

  • En travaillant les mouvements, de telle sorte que la vitesse soit liée à l’écrit.

  • En créant des situations d’écriture motivantes : écrire des histoires pour les lire aux plus petits, correspondre avec une autre classe, profiter de l’écriture pour faire connaître sa culture, ses origines, … Donner du sens à l’acte d’écrire le rend tellement passionnant pour l’enfant qui, entraîné par le désir de bien faire, soigne la rédaction et l’orthographe. Tellement plus motivant que les sempiternelles dictées…

  • En intégrant l’utilisation de l’ordinateur.

  • En comprenant que lire n’est pas écrire.

Dysgraphie

  • Extrême lenteur ;

  • crispation, douleur ;

  • manque de soin ;

  • liaisons maladroites ;

  • illisibilité, lettres confondues ;

  • Non-respect de la ligne ;

  • Automatisation impossible ;

  • Etc.

  • Qu’est-ce que c’est ? C’est tout simplement une rééducation de l’écriture. Elle nécessite une prise en charge individuelle, la construction avec l’élève de stratégies de compensation pour écrire ou pour utiliser l’ordinateur. À l’école, les diffcultés liées à l’écriture représentent une préoccupation réelle.
    Pour y répondre, T. DE BARELLI propose de sortir de la vision uniquement instrumentale et véritablement penser l’« espace écriture » en fonction du sens : communiquer et s’exprimer, exister dans le monde, y laissant sa trace dans le temps et dans l’espace.
    « Nous savons de manière scientifique que l’écriture manuscrite est une activité cognitive complexe qui permet le développement de zones du cerveau destinées aux apprentissages. Cependant, l’ordinateur et les nouvelles technologies peuvent être nos alliés. Aujourd'hui, les portes du monde nous sont ouvertes et l’accès aux écritures multiples est à portée de clavier. La correspondance de Freinet se conjugue avec tchat et mail, le temps devient maléable ;  l’espace écriture est ici et maintenant, ensemble, de tous côtés de la planète.
    Belles opportunités pour de nouvelles aventures d’écriture !. »

  • Tatiana De BARELLI est licenciée en Sciences de l’Éducation et graphologue, spécialiste de l’interprétation du dessin et de l’écriture. Coach pédagogique, elle accompagne l’enfant, le jeune et l’adulte dans la découverte de leurs propres ressources, à travers le langage écrit. Elle intervient régulièrement lors de colloques internationaux, enseigne en école normale et de graphologie, en Belgique mais aussi en Amérique latine, au Québec et en Afrique de l’Ouest. En janvier 2008, elle a créé l’a.s.b.l. Éduc’Art "lorsque l’éducation devient un art", pour développer, avec une équipe multidisciplinaire, des conférences, formations et animations originales autour de l’accès à l’écriture, destinées aux enfants, aux enseignant(e)s, aux logopèdes, aux parents.
    L’approche est ludique et créative, tenant compte du mouvement, du schéma corporel, du rythme, de la spatialité. L’écriture s’inscrit dans le cadre de la non-violence, dans une dimension interculturelle.

 
 

Sept 2016 - COMMENT ET POURQUOI LES LIMITES ?

« La question essentielle des limites dans la construction de l’identité des enfants ».

Après 1968, après « l’enfant-roi » et « il est interdit d’interdire », parents, éducateur(trice)s, nous nous sentons parfois bien démunis devant Martin qui lance avec rage son bol de soupe sur sa sœur, face à Mia qui bouscule tout le monde dans le rang avant d’entrer en classe, ou encore face à Thibaut, lui qui tombe tout le temps et se blesse, ou encore face à Caroline qui n’a « même pas mal ! » après son enième chute.

Comment décoder ces comportements « hors limites » ? Que veulent-ils dire ? Comment mettre un cadre ? Quand faut-il passer de la sécurisation / protection, à la sanction ?

En lien avec les apprentissages — et en particulier ceux de l’écrit — nous échangerons sur cette question essentielle des « limites » dans la construction de l’identité des enfants.

Public

Éducateur(trice)s, parents, jeunes.

Organisateur

École Tutti-Frutti, tél.: +32 (0)2 538 37 43, www.tutti-frutti.be

Invitée du jour :

Tatiana De Barelli, psychopédagogue et graphologue

2012

 

LA VOIX DES HIEROGLYPHES

« Les significations et la logique des hiéroglyphes,
en lien avec certaines expressions graphiques bien actuelles »

Conférence organisée par la Société Belge de Graphologie.

Dans l’Égypte Antique, l’écriture est sacrée : en effet, le dieu Thot l’enseigna aux hommes au cours d’une période mythique, d’où son nom medou netjer, traduit par les grecs hierogluphikos (« gravures sacrées »).

Les hiéroglyphes, ce sont 4.000 ans d’écriture. Nous découvrirons les différentes évolutions, fonctions et systèmes d’écriture, en lien avec l’histoire et la vision sacrée de la trace écrite, instrument magique de contrôle de la réalité.

Dans cette Égypte Antique qui fascine, avec ses pharaons, ses stèles funéraires, ses pyramides, nous entrons dans une dimension de l’écriture qui dépasse les limites de notre système alphabétique.
Nous verrons les significations et la logique des hiéroglyphes, en lien peut-être avec certaines expressions graphiques bien actuelles, telles que tags, logogrammes et graphes ou encore les recherches sur l’écriture des minorités au Mexique.

jeudi 21 octobre à 18 h, Bibliothèque de l’ULB (lieu à confirmer).

PAF : 10,00 Euros, 5,00 Euros (étudiants).

Tatiana De Barelli, psychopédagogue et graphologue ; Luc Delvaux, Docteur en Sciences Antiques, Égyptologie.

educart.asbl@gmail.com

Rue des Chevaliers, 14 – 1050 Ixelles

 

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